La projection à Paris d’un film sur les héros russes combattus en France pendant la Première Guerre mondiale est une étape importante vers la création d’un nouveau musée commémoratif à Samara

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Le 3 décembre, au Centre de Russie pour la science et la culture à Paris, a eu lieu la projection d’un nouveau film documentaire « Temps de cueillir des fleurs », dans le cadre de la Journée du Soldat inconnu.

La recherche cinématographique analyse le sort des soldats et des officiers du Second régiment spécial. Formé à Samara en 1916, le régiment a combattu en France et en Macédoine se joignant au Corps expéditionnaire russe (CER) pendant la Première Guerre mondiale.

Dans son allocution d’ouverture, Konstantin Volkov, directeur du CRSC, a remercié les auteurs du film et a fait observer que le Centre est en train de devenir un lieu important à Paris, qui réunit tous ceux qui ne sont pas indifférents au sort, connu et inconnu, des soldats des deux dernières guerres mondiales.

On a ensuite présenté au public les descendants des héros du film réunis dans la salle du CRSC : Marie Bellegou, petite-fille du combattant de la 1ère brigade spéciale du CER, Fedor Mamontov, et Marie-Olga Tarasoff, petite-fille du combattant de la même brigade, Thaddeï Tarassov. Les invitées ont partagé des souvenirs et des histoires personnelles, riches en émotions profondes.

Une présentation vidéo de matériaux rares issus des archives familiales a été réalisée par un membre de la Fondation commémorative du CER de Moscou, Oxana Ignatenko-Desanlis, arrière-petite-fille du combattant du CER, Yakov Vasiltchenko, qui a été condamnés après la guerre aux travaux forcés dans le Goulag. Elle a parlé du sort des trois frères Vasiltchenko qui ont servi en France dans diverses brigade du CER et ont été dispersés par la suite par la révolution et la guerre.

Une partie importante de la soirée a été consacrée aux discours de l’auteur du projet, responsable du Fondation d’assistance à la sécurité « Cascade », Alexandre Yeremkine, et du chef adjoint du Bureau de coopération internationale du Département des relations extérieures de l’Administration de la Кégion de Samara, Olga Zelenkina. Ils ont parlé des principales étapes de la recherche sur le thème du régiment de Samara et de la création du documentaire. Sans aucun doute, l’étude des événements historiques et la perpétuation de la mémoire des héros du CER se poursuivront et, à l’avenir, se traduiront probablement par la création d’un musée et d’un mémorial à Samara.

Des commentaires et des compléments au film ont été faits par le chercheur militaire Sergueï Dybov, consultant des réalisateurs du film, et par l’archevêque Mikhaïl, fils d’un cosaque du Don, ancien vicaire du diocèse de Genève et d’Europe occidentale, profondément fasciné par l’histoire du CER. Le récit de Mgr Mikhaïl a porté sur l’histoire de la création dans la région Champagne de l’Ermitage de Tous les Saints de la Terre Russe. L’église est située à côté du cimetière, où sont enterrés des officiers et des soldats du Corps expéditionnaire russe. Chaque année au début du mois de mai, des cérémonies religieuses et civiles solennelles commémorent les soldats russes.

Parmi les personnes réunis au Centre à l’occasion de la Journée du Soldat inconnu, il n’y avait pas de gens indifférents, ni de ceux qui s’y sont retrouvés par hasard.

Le thème de la soirée, le récit cinématographique, les histoires et les photographies des descendants des héros du CER, les discours d’experts, ont été accueilli avec un vif intérêt et ont suscité une discussion animée sur l’état actuel de l’étude des pages de l’histoire de ces années et des possibilités actuelles de préserver le souvenir de l’exploit de nos ancêtres sur le sol français.

À l’issue de la discussion, l’un des descendants des héros du CER a fait une proposition visant à transférer à Samara une partie de sa collection thématique de cartes postales relative à l’histoire du Corps. Ces matériaux pourraient constituer la base du musée commémoratif dont la création est envisageable dans cette ville.

Le CRSC à Paris, ainsi que des compatriotes intéressés, des experts russes et français, continueront à étudier l’histoire des pages inconnues de deux guerres mondiales dans le format « Soldat inconnu – Exploit inconnu – Héros inconnu ».

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